Sunday, May 26, 2013

Chronophobia



Chronophobia, or the fear of time, is sometimes known as prison neurosis due to its prevalence in prison populations. It is also relatively common among shipwreck survivors and others who are trapped in a high-anxiety situation with no familiar means of tracking the passage of time. Chronophobia is also reported by some older adults, as well as people facing terminal illnesses who worry that their time on Earth may be limited. Chronophobia sometimes occurs in the wake of a severe trauma such as a natural disaster, particularly if the daily routine is seriously disrupted. The phobia occasionally appears with no known cause, though it is relatively rare on its own.

The term was given profile in 1978 by philosopher Bernd Magnus via his reading of Friedrich Nietzsche’s understanding of the human fear of time and investment in the illusion of permanence (Nietzsche’s Existential Imperative Bloomington: Indiana University Press, pp, 190-95). As the global and subjective condition of unsustainability has deepened and so become a more pressing problem the concept has gained increasing importance.

Symptoms of Chronophobia

Chronophobia is marked by a sense of derealization in which time seems to speed up or slow down. Some people develop circular thought patterns, racing thoughts and symptoms of obsessive-compulsive disorder. Prisoners often mark down the days until their release.

Tuesday, May 14, 2013

Le Mécréant




Entre les mains d’un géant 
Qui me portrait à l’envers 
Et une énorme foule d’hommes vêtus en blanc  
Semblent amusés par la scène de leur père

Il me lançait de main en main 
D’univers en univers 
Je ne suis évidemment qu’un petit nain 
Qui Palpitait  en plein air

Il me balançait entre ses doigts sans rien dire 
Et Sans même me regarder pour un instant 
Sans essayer de m’expliquer ses raisons   
Il parait qu’il voulait juste les divertir.

Il jonglait avec  deux autres frères 
Les hommes ailés riaient encore 
S’écriant que c’est la sanction qu’on mérite 
Et qu’on doit passer quelques heures à l’enfer 

11-12 Mai 2013

Saturday, February 9, 2013

Noir (natalia)



Je serais toujours cet embryon noir
Car je ne marche pas sur vos chemins
Vous êtes les marionnettes de quelqu’un
et mes cordes sont entre mes deux mains

Je serais toujours celui qui a des poches vides
…beaucoup  de fantômes dans sa mémoire
De ma fenêtre, je vous contemple... Âmes morbides
Courir pour un rien, s’évanouir sur les trottoirs

Je serais toujours un homme qui divise
Et vous ailleurs, des pantins qui se déguisent
Soumis à vos anciens temples
Construits sur les tombes des saints
Vous errez à bord des carrosses combles
et que je  conduis mon propre train

14 avril 2012

Monday, August 13, 2012

Brian Haw... The real revolutionist











Brian William Haw (7 January 1949 – 18 June 2011) was an English protester and peace campaigner who lived for almost ten years in apeace camp in London's Parliament Square from 2001, in a protest against UK and US foreign policy. He began the Parliament Square Peace Campaign before the 2001 United States attacks, and became a symbol of the anti-war movement over the policies of both the United Kingdom and the United States in Afghanistan and later Iraq. At the 2007 Channel 4 Political Awards he was voted Most Inspiring Political Figure.



As Long As It Takes : Brian Haw












Monday, July 9, 2012

Relligio par Victor Hugo



L’ombre venait ; le soir tombait, calme et terrible.
Hermann me dit : – Quelle est ta foi, quelle est ta bible ?
Parle. Es-tu ton propre géant ?
Si tes vers ne sont pas de vains flocons d’écume,
Si ta strophe n’est pas un tison noir qui fume
Sur le tas de cendre Néant,
Si tu n’es pas une âme en l’abîme engloutie,
Quel est donc ton ciboire et ton eucharistie ?
Quelle est donc la source où tu bois ? –
Je me taisais ; il dit : – Songeur qui civilises,
Pourquoi ne vas-tu pas prier dans les églises ? –
Nous marchions tous deux dans les bois.
Et je lui dis : – Je prie. – Hermann dit : – Dans quel temple
?
Quel est le célébrant que ton âme contemple,
Et l’autel qu’elle réfléchit ?
Devant quel confesseur la fais-tu comparaître ?
– L’église, c’est l’azur, lui dis-je ; et quant au prêtre… –
En ce moment le ciel blanchit.
La lune à l’horizon montait, hostie énorme ;
Tout avait le frisson, le pin, le cèdre et l’orme,
Le loup, et l’aigle, et l’alcyon ;
Lui montrant l’astre d’or sur la terre obscurcie,
Je lui dis : – Courbe-toi. Dieu lui-même officie,
Et voici l’élévation.
Marine-Terrace, octobre 1855.